Private Equity
Investir dans l'économie réelle. Là où les marchés cotés ne vont pas.
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Le private equity consiste à investir directement dans des entreprises non cotées en bourse : start-ups en amorçage, PME en croissance, entreprises en cours de transmission. En échange d’une période de détention longue, cet investissement offre un accès à une création de valeur que les marchés financiers classiques ne permettent pas de capter.
C’est une classe d’actifs à part entière, complémentaire d’un portefeuille actions ou obligataire. Chez Leoma Patrimoine, nous sélectionnons les véhicules adaptés à chaque profil en termes de ticket d’entrée, d’horizon et de niveau de risque accepté.
Le private equity regroupe plusieurs stratégies, selon le stade de développement de l’entreprise ciblée :
Chaque stratégie répond à un couple rendement/risque différent. Le choix dépend de votre horizon d’investissement, de votre capacité à supporter l’illiquidité et de la place que le private equity occupe dans votre allocation globale.
La première vertu du private equity est la décorrélation : les entreprises non cotées ne subissent pas quotidiennement les fluctuations des marchés financiers. Intégré dans un portefeuille diversifié, il peut en renforcer la résilience globale.
Sur le plan des performances, l’historique long terme du private equity, en particulier le capital-développement et les LBO de qualité, montre des rendements supérieurs aux indices actions cotés, en contrepartie d’une immobilisation du capital sur 5 à 10 ans.
Enfin, les fonds de private equity apportent aux entreprises ciblées bien plus que des capitaux : expertise stratégique, réseau, accompagnement opérationnel. C’est une logique d’investisseur-partenaire, distincte de la simple détention de titres.
Le private equity ne s’improvise pas et n’est pas adapté à tous les profils. Trois points de vigilance sont incontournables :
Les fonds sont bloqués pendant toute la durée de vie du véhicule, généralement 5 à 10 ans, sans possibilité de sortie anticipée. Il ne faut y allouer que des capitaux dont vous n’aurez pas besoin sur cet horizon.
Investir dans des entreprises non cotées, en particulier à des stades précoces, expose à une perte partielle ou totale du capital. La diversification au sein d’un fonds réduit ce risque mais ne l’élimine pas.
Les fonds de private equity appliquent des frais de gestion annuels (généralement autour de 2 %) et une commission de performance sur les profits, le carried interest, typiquement 20 % des gains au-delà d’un seuil minimum. Ces frais doivent être intégrés dans l’analyse de rentabilité nette.
L’accès au private equity pour les particuliers se fait principalement via des fonds réglementés. Le traitement fiscal varie selon le véhicule choisi.
Le FCPI est un fonds collectif qui investit au minimum 70 % de ses actifs dans des PME innovantes non cotées : jeunes entreprises à fort potentiel sélectionnées par une société de gestion spécialisée, selon des critères d’éligibilité réglementaires stricts. Le solde peut être investi librement sur d’autres classes d’actifs.
La société de gestion ne se limite pas à apporter des capitaux : elle accompagne les entreprises en portefeuille dans leur développement stratégique et opérationnel, avec pour objectif de maximiser leur valorisation avant cession, généralement à horizon 5 à 10 ans.
Avantages fiscaux à la souscription et à la sortie :
Points de vigilance spécifiques aux FCPI :
Le FCPI s’adresse aux investisseurs fortement imposés (TMI ≥ 30 %), disposant d’un capital qu’ils n’auront pas besoin de mobiliser sur l’horizon du fonds, et sensibles au financement de l’innovation française et européenne. C’est un outil de conviction autant que de diversification.
Les plus-values réalisées sont exonérées d’impôt sur le revenu après 5 ans de détention (les prélèvements sociaux restent dus). Aucune réduction d’impôt à l’entrée : l’avantage est intégralement reporté à la sortie.
Ces fonds combinent deux avantages : une réduction d’impôt sur le revenu à la souscription (25 % des versements, dans la limite de 12 000 € pour une personne seule, 24 000 € pour un couple) et une exonération des plus-values à la sortie, hors prélèvements sociaux, sous réserve de respecter la durée minimale de conservation. La différence avec le FCPI tient au ciblage géographique : le FIP investit dans des PME d’une zone régionale définie, ce qui en fait un outil de proximité économique territoriale.
La souscription directe au capital de PME éligibles ouvre droit à une réduction d’IR de 25 % des sommes investies, avec conservation des titres pendant au moins 5 ans. Les plus-values de cession sont soumises au PFU de 30 % ou, sur option, au barème progressif avec abattement pour durée de détention.
Le private equity est accessible en unités de compte au sein de certains contrats d’assurance-vie luxembourgeois (notamment via un FAS ou FID) ou d’un PER. Dans ce cas, c’est la fiscalité de l’enveloppe qui s’applique : abattements après 8 ans pour l’assurance-vie, déductibilité des versements et fiscalité différée pour le PER. C’est souvent la combinaison la plus efficiente pour les patrimoines structurés.
Le private equity représente selon nous une allocation pertinente dès lors qu’elle est dimensionnée avec discipline : ni trop faible pour avoir un effet sur le portefeuille, ni trop importante pour fragiliser la liquidité globale. Nous recommandons généralement une fourchette comprise entre 5 % et 15 % d’un patrimoine financier, selon le profil et les objectifs.
Nous pré-sélectionnons les fonds en appliquant une grille de due diligence rigoureuse : track record du gérant, stratégie d’investissement, diversification sectorielle, structure de frais, et cohérence avec l’enveloppe de détention retenue.
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