La logique de l’épargne retraite repose sur un principe simple : le temps est le seul facteur que l’on ne peut pas acheter. À effort mensuel identique, un épargnant qui commence à 35 ans accumulera un capital significativement supérieur à celui qui démarre à 50 ans. Non pas parce qu’il verse plus, mais parce que les rendements se capitalisent sur une période plus longue.
C’est ce qu’on appelle l’effet de capitalisation : les intérêts génèrent eux-mêmes des intérêts et ce mécanisme devient exponentiel dans la durée. Il justifie de ne pas attendre un niveau de revenus « confortable » pour commencer mais d’allouer dès maintenant, même modestement, à des enveloppes dédiées.
L’autre raison d’anticiper est structurelle : les régimes de retraite obligatoires, qu’ils soient salariaux ou de travailleurs non salariés (TNS), ne couvrent généralement qu’une fraction du dernier revenu d’activité. Plus le niveau de vie est élevé, plus l’écart à combler est important. C’est particulièrement vrai pour les chefs d’entreprise, dont la retraite de base est souvent faible au regard des revenus perçus pendant leur activité.